Les éditeurs à fuir

Non, je ne vais pas faire une liste d’éditeurs à aller caillasser. CALMEZ-VOUS. A la place, on va plutôt parler des vautours de l’édition : les éditeurs à compte d’auteur.

Mais qu’est-ce donc que cette chose ? Reprenons au début.

Le travail d’un éditeur, c’est de juger votre texte et de voir s’il veut investir son temps et son argent dedans. Et là, on parle de l’éditeur à compte d’éditeur. Celui-là ne vous demandera JAMAIS une quelconque participation financière. S’il le fait, il faut que ce soit un signal d’alarme pour vous. En général, ça veut dire que tout n’est pas clair dès le départ.

Parce que oui, il se pourrait que vous soyez tombé-e sur un éditeur à compte d’auteur (à ne SURTOUT pas confondre avec l’autoédition). L’éditeur à compte d’auteur peut se camoufler en compte d’éditeur jusqu’à un certain point. Mais plus vous allez creuser, plus vous remarquerez toutes les choses qui ne vont pas. Allons-y pour une petite liste des signes qui le trahissent :

  1. L’éditeur à compte d’auteur vient souvent à vous. Il a vu votre roman quelque part : sur wattpad, sur PA, sur votre blog. Et il est TRES enthousiaste. Ce qu’il a sous les yeux, c’est le prochain Goncourt. ATTENTION : ça peut bien sûr être un vrai éditeur, mais les vrais éditeurs sont souvent déjà bien assez noyés sous les manuscrits pour venir vous démarcher.
  2. L’éditeur à compte d’auteur fait miroiter le succès. Votre roman va être un ENOOORME succès. Pourtant, dans le meilleur des cas, il n’en a lu qu’un chapitre. Mais il sait. IL SAIT.
  3. L’éditeur à compte d’auteur a un site axé sur les services qu’il propose. Ce qui nous rapproche d’un site commercial. Il vous liste tout ce qu’il sait faire : corriger, distribuer, etc. Il a d’ailleurs très souvent une ligne éditoriale trèèèèès libre. Il prend aussi bien les livres de cuisine que les thrillers. Pourquoi il fait ça ? Réponse au point suivant !
  4. L’éditeur à compte d’auteur N’EST PAS GRATUIT. Il va vous soutirer de l’argent d’une manière ou d’une autre. Il va vous faire payer pour la correction ou la mise en page ou la diffusion. Et il va vous faire croire que c’est trop bien. Les tarifs étant assez variables, mais globalement exorbitants (entre 500 euros et plusieurs milliers).
  5. L’éditeur à compte d’auteur va essayer de vous vendre vos propres exemplaires. Ouais, il est fort. Il va vous éditer, MAIS à condition que vous achetiez 50 ou 100 exemplaires de votre roman. Et après… je sais pas, vous pourrez essayer d’aborder des gens dans la rue pour les vendre. Il parait que ça marche bien (non).

Pour résumer, un éditeur à compte d’auteur s’en fiche de la qualité de votre roman. Tout comme il s’en fiche de le promouvoir. Vous êtes un produit pour lui et votre relation va en rester là.

Pour un éditeur à compte d’éditeur, il faut bien comprendre une chose. En décidant de vous éditer, il prend UN RISQUE. Déjà, un risque financier. D’où les à valoir, par exemple. Avant même que vous ayez vendu un exemplaire, il vous fait une avance sur les droits. Donc, s’il veut rentrer dans ses frais, il va falloir qu’il fasse tout pour vous vendre. Donc qu’il fasse un bon boulot éditorial sur votre roman et qu’il fasse de la promo.

Quand un éditeur à compte d’auteur vous demande d’acheter 50 exemplaires, ça y est, ce qu’il a investi sur vous est rentabilisé. Il est rentré dans ses frais, il a même déjà gagné de l’argent. Et ça, sans que VOUS, vous ayez vendu un seul exemplaire. De ce fait, il n’a plus aucun intérêt à vous faire de la promo. Et un bouquin sans promo a beaucoup de chances de rester dans l’oubli.

Donc si vous cherchez un éditeur ou si un éditeur vous contacte, cherchez TOUTES les infos possibles dessus. Et surtout, cherchez la clause du tarif. S’il vous demande ne serait-ce que 10 euros, FUYEZ.

1 Comment

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :