Écrivons !

On veut des noms !

11Si vous écrivez, vous vous êtes tôt ou tard retrouvé avec des histoires plein la tête et le besoin de les poser sur papier. Et c’est là que la dure réalité des choses est arrivée au galop… et que vous avez bloqué sur les noms à donner à vos créatures d’encre et de papier. Bon, peut-être que vous faites partie des chanceux qui ne se creusement pas le ciboulot pendant des années sur tel ou tel nom. Peut-être que vous, vous les trouvez dans un claquement de doigts.

Parce qu’un nom, c’est quand même la base de tout. Pour moi, un personnage commence à vivre quand j’arrive à le désigner. Même pas besoin de lui trouver de suite un background, un nom suffit. Mais ce nom, comment le trouver ?

Bien sûr, tout dépend du genre, tout dépend de tout plein de choses. Dans de la SF, j’aime partir sur des noms inventés ou déformés, dans du réaliste, je vous laisse deviner tongue et dans du burlesque, un savant mélange des deux paramétré au pifomètre le plus total. Ca a l’air d’un gros fouillis ? Ca l’est sûrement un peu. Mais il y a une règle que j’aime quand même suivre.

Dans ma conception des choses, quand un lecteur débarque dans votre petit monde, il ne connait pas les personnages. Il les croise pour la première fois et va devoir mémoriser un paquet d’information. Les noms sont un gros morceau. Et pour lui mâcher le travail, je pars du principe qu’un nom, c’est compliqué à retenir, mais qu’une lettre, c’est facile. Ainsi, si mes personnages s’appellent Albine, Adéalïde et Anna, c’est à s’arracher les cheveux. En revanche, s’ils se prénomment Berthe, Laure et Gertrude, c’est déjà plus simple. Dans ma conception des choses, je précise. Ce qui fait que quand je crée un personnage, je commence par trouver quelle lettre lui correspond. Et à partir de là, je pars à la recherche d’un nom.

D’ailleurs, cette méthode s’applique à plein d’autres choses – les villes, les pays, les ruisseaux, les rues, que sais-je. C’est comme ça que dans une fiction, par exemple, j’ai construit un pays divisé en 26 secteurs, chacun commençant par une lettre différente de l’alphabet.

Bon, bien sûr, ça ne traduit pas vraiment la réalité des choses. Dans la vraie vie, on peut très bien avoir des Albine, Adélaïde et Anna qui cohabitent dans la joie et la bonne humeur. Mais l’écriture n’est pas la vraie vie. L’histoire vit, c’est vrai, mais selon ses propres règles. Donc pourquoi ne pas jouer un peu avec elles ? En plus, ça peut donner des choses intéressantes mrgreen

Et vous, comment vous vous débrouillez pour nommer vos personnages ?

10 pensées sur “On veut des noms !”

  1. Edorra dit :

    Très intéressant cet article et je te reconnais bien là.
    Personnellement, je joue sur la symbolique des prénoms. En général, j’ai déjà un peu dégrossi le caractère du personnage avant de lui choisir un nom, après je me dirige vers un site de prénom ; je regarde les consonances qui me plaisent et ensuite si l’entomologie et le caractère lié au prénom peut correspondre à mon personnage.
    C’est du boulot parfois, mais je ne fais ça que pour les personnages principaux. Pour les autres en général, je prends le premier prénom qui me vient :D

    1. Svetlana dit :

      Ah, intéressante démarche. Et je me rends compte que je fais pile poil l’inverse – je trouve un nom, puis je construis la personnalité en fonction xD

      Quoi, comment, tu fais pas tout ce boulot pour l’homme de ménage qui ne passe que le temps de trois lignes ? Je suis déception :mrgreen:

  2. Mpi Bardou dit :

    Mes héros étant des irlandais pur jus, je puise allégrement dans les noms celtes, avec l’avantage qu’ils ont tous un sens (“fils du Viking”, “roi”, “lumineuse” etc.) C’est très… inspirant ! :-)

    1. Svetlana dit :

      Awi, les noms avec signification, ça peut carrément aider ! J’avais tenté ça à une époque où j’écrivais une fic basée en Russie. Mais les noms russes avec une public français, c’est compliqué xD J’espère que c’est plus simple avec les irlandais :D

  3. Neila dit :

    Ah ah. Personnellement, pour les personnages très secondaires, je fais un peu comme toi, je choisis au pif. :D Et c’est vrai qu’instinctivement, j’ai tendance à choisir d’abord la lettre par laquelle le prénom commence, mais j’avais pas réfléchis plus que ça au fait de donner des lettres bien différentes à chacun pour éviter les embrouilles. C’est pas bête du tout.
    Pour les personnages importants par contre, je choisis avec plus de soin. Soit un prénom qui a une signification particulière, ou alors une sonorité/une orthographe qui m’évoque bien le personnage.Je peux passer des heures et des heures à chercher LE prénom parfois. xD

    1. Svetlana dit :

      Oui, les secondaires, c’est une autre paire de manches. En fait, quand c’est des secondaires vraiment jetables, je ne les nomme plus. J’ai remarqué que ça perdait plus qu’autre chose.

      Chercher un nom pendant des heures ? On le dira jamais assez – l’écriture, c’est une activité à temps plein xD Mais c’est tellement chouette, au bout de ces heures d’intense réflexion, de tomber sur LE nom parfait qui colle nickel :’)

  4. Olivia Billington dit :

    Je fais attention à la nationalité de mes personnages, à leur âge aussi.
    En général, le prénom me vient assez spontanément, je le fais résonner, encore et encore, pour voir s’il colle bien au personnage. Ce sont les noms de famille qui sont plus problématiques…
    Dans le même genre, je suis curieuse d’avoir ta réponse à une petite interrogation ici : http://oliviabillingtonofficial.wordpress.com/2013/05/28/une-histoire-de-prenoms/

    1. Svetlana dit :

      La nationalité, c’est une de mes psychoses, tiens xD Du coup, pour quantité de mes histoires “réalistes”, j’ai choisi des prénoms qui ont leurs équivalents dans d’autres langues. Super pratique :mrgreen:

      Et du coup, pour les noms de famille, tu t’en sors comment ? Parce que moi, je suis finalement une grosse feignasse et j’arrive à les passer sous silence :3

      Owi, très intéressant article et interrogation toute légitime ! :)

      1. Olivia Billington dit :

        Avant, j’évitais les noms de famille, mais je trouve qu’ils sont partie intégrante des personnages et je ne parviens plus à les passer sous silence.
        A nouveau, je fais attention à la nationalité (Cynthia Trentini, dans Bleu du bonheur, a des origines italiennes). Sinon, je pars de noms existants et je les change un peu. Je veille à la musicalité du nom, à ce qu’il aille bien avec le prénom.

        1. Svetlana dit :

          C’est une manière de voir les choses :) Du moment que tu ressens le besoin de les nommer autrement que par leurs prénoms, c’est qu’il faut !

          Wep, la musicalité, c’est important. Mais c’est ce qui est bien aussi. Quand on trouve le bon nom, qu’on le répète et qu’on sait que c’était LE truc qu’on cherchait :’)

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