Écrivons !

Ecrire vite vs. écrire bien

Le weekend dernier, avec quelques collègues de la Plume d’Argent, on s’est fait un petit marathon d’écriture nocturne. Le but du jeu était de voir combien de temps on pourrait tenir en scribouillant tous ensemble. Voici donc un guide de survie pour ce genre d’exercice.

Avant de commencer…

On pourrait se dire que bon, okay, on écrit et c’est tout. Naïfs. Pour une écriture rapide efficace, eh bien, il faut savoir ce qu’on va écrire. L’utilisation d’un plan est donc fortement recommandée. Pas forcément méga détaillé, le plan, mais quand même. De mon côté, je pars sur trois à quatre lignes de résumé pour un chapitre de 2000 mots. Et puis, j’ai remarqué ça depuis que je tente l’écriture de novellas. Faire un plan avant de commencer permet de mieux appréhender la chose dans son ensemble. En revanche, pour des écrits plus longs, je suis toujours incapable de planifier sur papier, tout reste dans la caboche.

Donc un plan, okay. Et vérifier bien sûr que la cafetière est en état de marche.

C’est parti

21 heures. La soirée commence à peine, vous vous sentez en pleine forme. Vous faites craquer vos doigts, vous les laissez courir sur le clavier. Cool, ça avance bien.

22 heures. Déjà ? Ah bah, vous ne l’avez pas vue passer, cette heure. Et vous avez passé plus de temps à discuter avec les copains scribouilleurs qu’à écrire. Allez, on s’y remet.

23 heures. Cette fois, ça y est, vous êtes lancé. Vous venez même de terminer un chapitre et vous vous sentez pousser des ailes. Ca mérite bien un café.

Minuit. Ah bah non, déjà ? Vous pourriez être fatigué, mais les trois tasses qui ont suivi le premier café font leur petit effet. Vous vous frottez les yeux, vous avez une poussière dans l’oeil.

1 heure. Beaucoup de vos camarades scribouilleurs cèdent à Morphée.  Mais vous, vous êtes plus fort que ça, vous tiendrez. Surtout que vous arrivez tout pile à la scène que vous voulez écrire depuis des plombes. Café !

2 heures. Il ne reste plus que les irréductibles. Et vous êtes un peu fier d’en faire partie. Même si bon, sur le dernier chapitre, tout votre texte a soudain changé de temps verbal et vous avez dû tout reprendre.

3 heures. Ca fait maintenant six heures que vous écrivez. Ce n’est pas tant que vous êtes fatigué, mais… Okay, il est temps pour un café.

4 heures. Café. Café. Café.

5 heures. Vous êtes au bout de tout. De votre vie, principalement. Et vous avez une paupière qui tressaute. Vous regardez votre lit, il vous appelle. Vous regardez votre Word, il ne ressemble plus à rien.

Et après ?

Le lendemain, vous vous réveillez avec une sérieuse gueule de bois. Mais fier, tellement fier. Et le résultat dans tout ça ?

De mon côté, j’ai légèrement dépassé les 7000 mots (5K d’écriture et 2K de récriture). A vrai dire, je n’ai pas encore eu le courage de relire tout ce que j’ai écrit. Pour le peu que j’en ai vu, eh bien, oui, il y a des choses à reprendre. Oui, il y a des mochetés qui trainent. Beaucoup de mochetés. Mais la base du texte est là, aussi imparfaite soit-elle.

Du coup, est-ce que ça aurait été mieux si ça avait été écrit à une vitesse plus raisonnable ? Oui. Non ? Peut-être. J’en sais rien, en fait. Ca aurait été différent, pour sûr. Mais l’avantage de la scribouille au kilomètre comme on l’a pratiquée, c’est que l’idée reste fraiche. J’ai écrit limite toute l’histoire d’une traite.

Personnellement, je ne suis pas très portée sur l’écriture lente. J’ai une nette tendance à perdre patience et à me désintéresser de trucs qui s’étalent trop dans le temps. Donc pour moi, c’est une bonne expérience. D’autres vous diront peut-être pile l’opposé. Après tout, on fonctionne chacun à sa manière !

Laisser un commentaire