Bric-à-brac

La littérature de genre, c’est naze

Aujourd’hui, j’ai passé un petit moment à discuter avec une collègue scribouilleuse de la rentrée littéraire. Oui, parce que parfois, on a des sujets vachement sérieux mrgreen Du coup, spoiler alert : c’est globalement les mêmes genres qui reviennent cette année, les mêmes auteurs torturés et beaucoup trop d’autobiographies soporifiques. Nope, j’ai aucune envie de prendre les gants ce soir.

Allez, on va partir dans les grandes révélations. Mes lectures sont constituées principalement de littérature de genre (vous savez, la SFFF, tout ça) et je porte pas vraiment la littérature blanche dans mon coeur. Je ne généralise pas, pas trop. Mais lire un roman autobio d’un auteur qui n’a pas (ou plus) grand chose à raconter, bizarrement, ça ne me fait pas rêver. Sauf que voilà, à chaque rentrée littéraire, ces petites choses fleurissent et on en parle comme d’un graal. Pourquoi ? Très bonne question.

Et à côté de ça, on a la littérature de genre, de l’imaginaire, qui est réservée aux gosses ou aux ados boutonneux, on sait tous ça. Parce que c’est vrai, quel adulte qui se respecte irait lire du space opera ou de la petite dystopie. Aucun, évidemment. Quand on est adulte, on lit les vies trépidantes des auteurs de renom. Point.

Et bien sûr, cette littérature de genre ne pourrait pas aborder de sujets de société, elle ne pourrait pas parler de choses sérieuses, elle ne pourrait pas avoir des personnages fouillés et intéressants, elle ne pourrait pas aborder tout ce qu’aborde la litté blanche. Non, elle ne pourrait parce que c’est une littérature de l’imaginaire, elle ne parle donc pas du réel. C’est vrai. Quand on lit un récit de SF, on range sa cervelle bien au chaud et on n’y touche surtout pas. Quand on lit de la SF, on ne réfléchit pas à notre monde et à toutes ses dérives. On ne réfléchit pas et on ne fait aucun parallèle. Noooon, faire réfléchir, c’est pas pour la litté de genre.

Bref, rangez-moi toutes ces couvertures colorées et toutes ces histoires indignes d’intérêt. C’est plus de votre âge.

De toute façon, la littérature de genre, c’est naze.

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