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Point de fuite – Jour 4

34A l’occasion de la sortie de Point de fuite le 3 janvier prochain, je vous propose un petit aperçu du début de l’histoire :)

Du 30 mars au 3 avril, vous pourrez donc découvrir chaque jour un nouveau petit morceau du roman.

Bonne découverte bigsmile


 

— Attendez ! entendit-il et se retourna, surpris.

Il la vit alors arriver à sa hauteur, légèrement essoufflée.

Il arqua un sourcil en avisant ses vêtements couverts de boue et ses mains écorchées.

— Quoi ?

— Je, euh…

Elle s’arrêta pour reprendre son souffle et se frotta nerveusement les paumes, l’une contre l’autre. Mais alors, elle sembla se rappeler le sort qu’elles avaient subi et grimaça de douleur.

— Non pas que ça m’intéresse, dit-il en voyant qu’elle n’arrivait pas à se décider à sortir une phrase entière, mais c’est quoi ça ?

— Je suis tombée.

— Tombée. Alors que t’avais pas bougé ?

Il ne put retenir un sourire moqueur.

— Je suis maladroite.

— Ravi de l’apprendre. Mais au cas où t’aurais oublié, je suis un peu en train de fuir. Donc au plaisir de plus te revoir.

— Est-ce que…

Elle semblait hésiter et malmenait à présent une mèche de cheveux qui s’échappait de son chignon serré. Il soupira, excédé, et reprit sa route.

— Est-ce que je peux venir avec vous ?

Il s’arrêta net. Celle-là, il ne l’avait pas vue venir.

— Qu’est-ce que tu me chantes là ?

— C’est que…

— Je te rappelle quand même que pendant la dernière heure, je t’ai menacée et kidnappée. Je savais pas que Stockholm agissait aussi vite.

— C’est juste que je…

— … que tu as une très bonne raison de rentrer chez toi. Et la route se trouve là-bas.

— Non.

Elle vint se planter devant lui si bien qu’il dût de nouveau s’arrêter.

— J’ai la poisse, dit-elle.

— Et… ?

Non, il la comprenait de moins en moins. Prendre des otages, c’était vraiment une mauvaise idée. Il faudrait qu’il s’en souvienne pour l’avenir.

— Là, en voiture, j’aurais dû me planter. Vous comprenez, dès les premiers mètres, j’aurais dû déraper et me prendre un poteau.

— Sans rancune, mais je pige rien à ce que tu me chantes.

— Et là, poursuivit-elle en tortillant de nouveau ses mains égratignées, il n’y a rien eu. Rien, vous comprenez ?

— Non.

Elle baissa la tête avec un soupir, comme pour chercher un argument qu’il pourrait comprendre.

— Depuis le magasin, reprit-elle, il ne m’est rien arrivé. Rien du tout, alors que je suis très loin de ma routine. Et je pense que c’est lié à votre présence. Là, quand vous êtes parti, j’ai glissé et je suis tombée. C’est…

— … complètement à côté de la plaque. Écoute, mon temps est pas extensible. Et comme je le disais, la route est là-bas. Alors, au revoir.

A demain pour de nouvelles aventures mrgreen

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