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Les clichés sont nos amis

13Si on s’en réfère à l’ami Wiki, “le cliché est une idée ou une formule que l’on retrouve très souvent répétée dans les mêmes termes et qui est devenue banale, usée”. Du coup, la question qui se pose, en littérature ou ailleurs, est la suivante – est-ce qu’on peut vraiment éviter les clichés dans ses créations ? La question que je rajouterai serait – est-ce qu’il faut à tout prix éviter les clichés ? Parce que personnellement, je préfère un joli texte avec quelques clichés plutôt qu’un truc d’un autre monde auquel on pige rien. Oui, je suis partiale.

Le fait est que moi, j’aime les clichés bien exploités. Comprendre – les clichés où on sent que l’auteur les maîtrise et en joue. Pour moi, le parfait exemple de ce genre de jeu avec les clichés est Pratchett et son Disque-Monde. Ses situations sont du vu et très très revu, mais il les décortique, il s’attarde dessus. Par exemple, dans Les Zinzins d’Olive-Oued, le héros doit sauver sa belle quand il réalise soudain que dans les films, les héros n’arrivent jamais en retard et que par conséquent, ça ne sert à rien qu’il se bouge vu qu’il arrivera quand même au bon moment mrgreen C’est quand même beau.

De mon côté, j’ai deux tactiques pour user de clichés en toute impunité. Non, je n’ai pas honte lol

La première concerne les expression trop bateau et convient en général bien aux mondes loufoques et/ou exotiques – celle de transformer les expressions cliché en les adaptant au monde en question. Par exemple, dans La Septième Face (un monde cubique à sept faces avec un culte des grenouilles), j’ai adapté les expressions pour mieux correspondre au monde décrit. On va donc avoir du “faire les sept-cent pas”, “ne pas casser sept pattes à une grenouille”, “aux sept coups de septi”, “les sept coins de la porte”, etc.

La seconde concerne à peu près toutes les histoires à tendance comique. Imaginez que vous écrivez, écrivez et soudain, vous vous rendez compte que c’est cliché à mort. Plutôt que d’essayer de le cacher sous le tapis, dévoilez-le au grand jour – faites le dire par les personnages. L’avantage avec ça, c’est que si votre lecteur commençait à froncer les sourcils en se disant que vous tombiez trop dans la facilité, il va revoir son jugement en voyant que finalement, vous maîtrisez et assumez. Bon, par contre, n’en abusez pas non plus. Un coup, c’est bien. Mais une pirouette de ce genre sur chaque page, ça devient lassant.

Vous les gérez comment, les clichés, vous ? Bien cachés ou étalés au grand jour ? mrgreen

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