menu Menu
Ulule Balles perdues : le bilan
2020, l'année bizarre Previous Ululons des Balles perdues #22 Next

Eh bien, voilà, je crois qu’on vient d’arriver à la toute-toute fin de l’aventure ululesque des Balles perdues ! Hier, j’ai bouclé le tout dernier colis et ce soir, tout va prendre la route, yeah tongue Et comme promis, je voulais faire un petit bilan (ou un gros, eh). Allons-y !

L’organisation

Déjà, si j’ai appris une chose, c’est que l’organisation en amont du projet est primordiale. Entre le moment où j’ai décidé de lancer le projet et son réel lancement, j’ai passé un peu plus de trois mois à bosser quotidiennement pour boucler le maximum avant le début de la campagne. Ca concernait la préparation des versions finales des tomes 3 et 4, la planification des différents goodies, l’écriture de tous les textes qui seraient utiles pour la page de la campagne. Et ça a été un sacré boulot. Je crois que je ne me suis jamais tenue à une telle discipline avant pour un projet. Mais c’était un gros projet et si je n’avais pas organisé tout ça, je n’aurais simplement pas pu le lancer.

Puis, on a eu toute la phase du pendant de la campagne, donc les 45 jours où le projet était actif sur Ulule. Et s’il y a une chose à retenir de tout ça, c’est que ça va être la phase la plus stressante de tout le truc. Chouette, gratifiante, oui. Mais aussi stressante. Surtout le moment pendant lequel on va arriver jusqu’aux 100%. Parce qu’à ce moment, on se dit que si on n’y arrive pas, le projet ne sera pas financé et tout ce qu’on aura fait n’aura servi à rien. J’avais préparé cette phase dans ses grandes lignes, en définissant les contenus à partager sur les réseaux sociaux, les goodies secrets à débloquer à certains paliers supérieurs à 100%, etc. La définition des goodies secrets (si on en met) en amont est d’ailleurs nécessaire, pour s’éviter un stress de trop à réfléchir à tout ça.

Et enfin, il y a eu l’après avec les commandes de toutes les “fournitures”, donc les livres, les prints et le matériel divers et varié pour la conception, l’emballage et l’envoi. Si j’ai un conseil à donner, c’est de prévoir large. Moi, j’avais en gros un mois et demi pour tout faire, bricoler les colis et tout envoyer. Et même avec cette durée, je me suis retrouvée avec de mauvaises surprises sur des trucs et des machins qui m’ont retardée dans mon planning. A tout hasard, ces foutues boites d’envoi qui se sont perdues beaucoup trop de fois et qui sont arrivées avec deux semaines de retard lol Mais commencer à faire les boites pour l’envoi était quand même très-très satisfaisant. L’aboutissement de touuuut ce temps de projet.

Ce que j’ai appris

Les Balles perdues était ma première campagne Ulule. Et en sortant de ça, si j’ai un conseil à donner, c’est de NE PAS commencer par une saga en quatre tomes lol Les one shots sont vos amis. Alors, oui, dans mon cas particulier, BP était un choix logique. C’est mon plus gros projet et j’avais vraiment très envie de le finir en beauté. Mais en mode novice, gérer une campagne avec quatre livres différents, c’est pas la chose la plus légère au monde. Mais bon, hein, j’ai beaucoup appris et je m’en suis finalement sortie tongue

S’il y a une chose pour moi à retenir pour l’avenir, c’est aussi de l’importance de TOUT préparer en amont. Même si on y passe six mois, même si ça nous occupe full time avant la campagne. Parce que le temps file à une vitesse dingue et on a pas vraiment le temps de faire des trucs pendant la campagne. Donc tout-tout-tout doit être prêt avant pour qu’à la fin, on n’ait plus qu’à lancer les commandes des goodies et autres et bricoler sereinement les colis. De mon côté, je n’avais pas eu le temps de finir tous les éléments avant, j’ai donc eu pas mal de choses à faire et à penser après.

Et enfin, le fait de parler de la campagne bien en amont était un choix qui a porté ses fruits. Pour rappel, à partir de juin, j’ai lancé une sorte de journal de bord où je parlais de mes progressions hebdomadaires, où je racontais les réussites et les ratés que je pouvais avoir. Et si je devais refaire une campagne, ça serait un passage obligé pour moi. Plusieurs raisons pour ça. La plus évidente, c’est la visibilité et la fidélisation de l’audience. Je sais que c’est parce que j’en ai parlé pendant trois mois avant que la campagne a si bien fonctionné : on a atteint les 100% en 12 jours, ce qui a enlevé un gros poids des épaules. Mais il y a aussi tout l’aspect social. En effet, on est très seul avec sa campagne quand on autoédite. Et faire ces billets hebdomadaires, ça me permettait de partager mon expérience avec les gens. Et ça a clairement contribué au fait que j’ai pu lancer à temps.

Conclusion

Une campagne de financement participatif, ce n’est pas quelque chose qui se lance sur un coup de tête après avoir eu l’idée la veille. Ca se prépare encore, et encore, et encore, ET ENCORE. Du début à la fin, le projet m’a pris six mois, six mois pendant lesquels j’ai pris exactement cinq jours de vacances et où j’ai eu zéro weekends. Je ne suis pas en train de me plaindre, je savais où je mettais les pieds. Mais c’est clairement un élément à prendre en compte si jamais vous décidez de vous lancer dedans.

Parce qu’une campagne (réussie, j’entends), c’est quelque chose de hyper gratifiant. Ce n’est pas forcément quelque chose que l’on retrouve dans l’autoédition plus normale, vu que les ventes sont plus étalées dans le temps. En effet, le bouquin ne va pas partir, les gens attendent donc pour l’acheter. Ici, on est sur un compte à rebours avec des goodies propres à la campagne qui ne reviendront plus jamais. Ca pousse donc plus à la participation. Et j’ai eu vraiment beaucoup de soutien et d’amour, alors merci à tous heart

Maintenant, oui, je sors complètement essorée de cette campagne. Et en même temps… en même temps, je regarde mon planning qui s’est vidé et je me dis que ça serait bien le remplir lol Parce que cet Ulule m’a donné une direction concrète à l’année, je savais exactement ce que je devais faire, quand, comment. Et c’est cool, vraiment. Cela dit, je pense que je vais vraiment avoir besoin de prendre quelques semaines de pause de tout ça, peut-être commencer une histoire ou deux, bref se reposer.

En tout cas, je suis très-très contente d’avoir osé franchir le pas. Parce qu’une campagne Ulule, bah clairement, ça fait peur. Peur de se vautrer, peur que personne ne participe. Peur de tout plein de trucs. Et c’est pour ça que je suis infiniment reconnaissante à vous tous et toutes qui avez participé ! Et maintenant que le premier pas est franchi, qui sait, certains nouveaux projets pourraient se lancer de la même manière à l’avenir… donnez moi juste quelques années pour m’en remettre lol

BREF, merci à tout le monde d’avoir participé au projet, de l’avoir relayé et d’avoir suivi ce petit journal de bord de l’aventure des Balles perdues !

Ah et PS : allez chercher vos colis au point retrait lol Certains y trainent depuis trop longtemps tongue

auto-édition Balles perdues ulule


Previous Next

Laisser un commentaire