Écrivons !

Les personnages de l’ombre

On a souvent (bien, bien trop souvent) parlé des personnages principaux. Mais ce ne sont pas les seuls à faire une histoire, loin de là. Il y a aussi toute la foule de secondaires qui se cachent derrière, qui s’imposent de temps en temps. Bref, des persos qui n’ont peut-être pas le même temps d’écran que leurs copains principaux, mais qui ont aussi leur importance.

Déjà, une définition. Pour moi, un personnage secondaire est un personnage qui n’est jamais (ou presque) narrateur, mais qui est plutôt pas mal présent. Ce personnage va donc avoir un nom et interagir avec un principal / narrateur. A côté de ça, il y a les jetables qui restent en background, ne sont généralement pas nommés et n’ont pour ainsi dire qu’une unique intervention dans l’histoire.

Comme trouver un nom est une activité compliquée, je me limite vraiment beaucoup de ce côté. Je ne nomme donc vraiment que les personnages qui vont durer un peu. Parce que nommer un perso qui passe sur trois lignes, c’est chouette, mais ça embrouille plus que ça n’apporte à l’histoire. Alors, oui, je sais que dans la vraie vie, tout le monde a un nom (il parait), mais le roman n’est pas la vraie vie, désolée de casser un mythe lol Ainsi, si vous voyez un perso avec un nom trainer par chez moi, c’est qu’il finira soit narrateur, soit qu’il sera proche d’un narrateur.

Mais alors, qu’est-ce qui différencie un principal d’un secondaire ? Outre le temps d’écran, s’entend. Pourquoi tel perso serait l’un et tel autre serait l’autre ? Là, on va dire que tout est question de point de vue. Si on en revient à la vraie vie, on est tous les persos principaux de notre petite existence, on a des secondaires qui gravitent autour de nous, et des jetables qui trainent encore plus loin. Dans une histoire, c’est à peu près la même chose. Si tel personnage est principal, ce n’est pas parce qu’il est meilleur / plus intéressant qu’un autre. C’est juste que c’est ce personnage qui va construire un morceau de l’histoire qu’on veut raconter. De la même manière, le secondaire va l’aider dans cette tâche, il va lui apporter quelque chose. Et puis, le narrateur va changer et on va changer de perspective.

J’aime varier les narrateurs. Mon exemple le plus extrême est Les pâtes froides où je n’ai pour ainsi dire pas de personnages principaux, mais une trentaine de personnages narrateurs. Chaque personnage apporte un petit quelque chose à l’histoire, mais n’a pas le monopole du truc. C’est donc en quelque sorte une toile de secondaires qui tissent l’histoire. Ils ont chacun leur vie dont on ne connait que les fragments et interagissent avec les autres. Bon, il est vrai que certains sortent un peu du lot, mais on reste quand même assez loin d’un développement plus fouillé comme c’est le cas dans des romans plus classiques.

Donc oui, les secondaires sont importants, ils donnent de la profondeur au récit, au monde, au background. Ils aident aussi à mieux comprendre les principaux. Mais voilà, trop de secondaires tuent le secondaire. Quand on plonge dans une histoire avec quarante-deux secondaires pour vingt-trois principaux, on commence à avoir sérieusement mal au crâne. Ma méthode est assez simple, elle consiste à introduire les personnages un par un. Donner le temps au lecteur de faire la connaissance de chaque perso, le plonger dans sa petite vie, peut-être dans son passé, dans sa relation avec les autres persos.

Allez, terminons là cette tartine. Et vous, vous les aimez comment, vos secondaires ? mrgreen

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