Bric-à-brac

Pourquoi j’auto-édite (et pourquoi je ne compte pas arrêter)

Je crois que le temps est venu pour révéler la terrible réalité. J’aime l’auto-édition et je prends mon pied à trifouiller dedans. VOILA. Je sais mrgreen

Mais le fait est qu’à l’heure actuelle, l’auto-édition a toujours assez mauvaise presse auprès de certains (pour ne pas dire la majorité). L’AE, c’est réservé aux auteurs ratés. Vous savez, ceux qui ont déjà reçu des dizaines et des centaines de lettres de refus. Ceux qui écrivent forcément du bousin, n’ayons pas peur de le dire. Sauf que… eh bien, non.

Personnellement, j’écris depuis l’âge de dix ans. On peut donc dire que j’ai scribouillé la plus grande partie de ma vie (ou toute ma vie française, ha) et à l’heure actuelle, ce n’est plus du tout envisageable de, hum,  ne pas écrire. J’ai honnêtement perdu le compte de mes histoires et encore plus des idées. Et je mène de front pas loin de quinze projets. Ca pourrait faire peur, mais j’ai fait la paix avec mon cerveau. C’est comme ça que je fonctionne.

Quand j’ai commencé à écrire, j’ai aussi commencé à caresser l’idée de voir mon livre sur une étagère. Eh bien oui mrgreen Cette idée est restée en background pendant un assez bon moment. J’ai bien sûr zieuté quelques éditeurs de temps à autre, mais voilà, je n’avais pas de trucs assez aboutis pour tenter. Et puis, un jour, je me suis dit que allez, il était temps, j’ai envoyé et j’ai attendu. C’est comme ça que Quatorze minutes a été édité. Et c’est là que l’auto-édition m’est tombée dessus lol

Le fait est que j’avais déjà tenté bien en profondeur quelques années avant puisqu’avec quelques amis, on avait une micro maison d’édition basée sur le système de l’impression à la demande. On avait édité cinq ou six titres avant de mettre la clef sous la porte faute de temps. J’avais donc eu largement l’occasion de me former à plein de petites choses. Et une fois QM édité, je me suis demandé pourquoi je ne ressortirais pas ça, mais pour mes propres écrits ce coup-ci. Bien sûr, j’aurais pu continuer à tenter des éditeurs à gauche et à droite. J’aurais pu, mais…

Bon, il faut dire ce qui est. Mes textes sont nombreux et ils sont pour ainsi dire trop bizarres. J’aime l’absurde, j’aime les expériences. Et ça a donné des trucs comme Quand la mousse pousse, à savoir un truc tout en dialogues qui cause d’un monde où le plus grand des dangers est la mousse des murs (ça va, je le vis très bien). Et puis, outre ça, j’aime tenter des trucs, comme la série littéraire à base de nouvelles que je bidouille en ce moment avec Sans issueJ’ai donc fait le point sur ce que je voulais et j’en suis venue à la conclusion que c’était l’AE qui me convenait vraiment.

Et puis, bon, ça ne m’a pas trop mal réussi. A l’heure actuelle, je suis à six ouvrages auto-édités et un septième en préparation. J’ai appris vraiment beaucoup, j’ai appris à prendre du recul. Et pour tout dire, je m’amuse toujours autant, deux ans après avoir commencé. Bien sûr, je n’enterre pas entièrement l’édition plus traditionnelle. Je pense que je vais y revenir pour certains projets trop volumineux ou que je vais faire appel à des professionnels. Mais ça, on a encore le temps de venir le voir.

Bien sûr, je ne vais pas aller prétendre que l’AE, ce n’est QUE des perles injustement ignorées par les lecteurs. Avec la liberté offerte en ce moment par les diverses plateformes de diffusion, on retrouve des horreurs, beaucoup d’horreurs. Des textes à l’orthographe déplorable, des narrations mal construites et j’en passe. En fait, le souci, c’est que beaucoup de gens confondent en ce moment Amazon et Wattpad. Mais de ça, j’en avais déjà longuement parlé il y a quelques mois tongue

Quoi qu’il en soit, l’AE est un chouette moyen. Je ne dis pas qu’il est meilleur qu’un autre, mais il n’est pas pire non plus. Le tout, c’est de voir comment on l’exploite mrgreen

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