Écrivons !

Pourquoi la SF, c’est trop bien

On le sent que j’avais pas d’idée pour le titre ? tongue

Allez, pour bien commencer le weekend, tentons de remettre les articles sur pattes. Oui, je sais, je dis ça souvent et les articles sont toujours aussi rares. Bon, ce coup-ci, j’ai une vraie bonne raison : j’ai changé de boulot et de région, ça a occupé pas mal. Mais on s’en fiche. Donc eh, causons SF !

Dans le très lointain passé, j’avais commencé l’écriture “sérieuse” avec un roman de fantasy. Le roman en question a duré sept chapitres avant d’être abandonné. Suite à quoi, j’ai choisi de partir sur un récit plus personnel et d’aller sur de la SF pour ça (quoi, vous cherchez encore de la logique ?). Ca a été mon premier roman fini. Depuis, j’ai testé pas mal de genres : de la fantasy burlesque, de l’absurde, du policier, du réaliste, du thriller, de la comédie. Mais à chaque fois, je reviens vers de la SF. La question à se poser serait logiquement : pourquoi ?

Déjà, définissons la SF. Dans cet article, je vais surtout parler de tout l’aspect anticipation / pré-post-apo / cyberpunk / monde alternatif. Donc exit les voyages dans l’espace ou le temps et les petits aliens tout mignons. De ça, j’en ai aussi, mais ça se rattache en général à mes récits absurdes ou comiques. Donc nous sommes dans des mondes pas trop jouasses, souvent de type drama avec tout plein de persos qui s’en prennent plein les dents et finissent par claquer (parfois). Pas peur, pas peur.

J’ai déjà assez répété que je n’écris pas pour faire passer un message. Dans le sens où je ne fais pas la morale à mes lecteurs, ils sont assez grands pour y voir ce qu’ils veulent. J’écris ce qui me travaille, moi, ce qui m’inspire et qui me donne envie d’abandonner quelques mois / années de ma vie. Parce que oui, l’écriture, ça prend pas mal de temps lol Je n’écris pas pour faire passer un message, mais voilà, j’ai quand même des thèmes récurrents et des sujets qui me tiennent plus à coeur que d’autres. Par exemple, dans beaucoup de mes écrits SF, on va se retrouver avec des régimes dictatoriaux, des sociétés déréglées et des persos qui tentent de s’en sortir comme ils peuvent.

Pourquoi cette obsession alors ? On pourrait mettre ça sur le compte de l’histoire personnelle. Je suis née en URSS à l’époque où ça existait encore. Bon, je n’ai pas du tout connu d’oppression ni rien de la sorte, mais l’histoire du pays m’a toujours fascinée. L’histoire et la mentalité des gens qui est certes similaire à celle des Français sur certains points, mais très différente sur d’autres. On n’a pas vraiment la même approche de la vie ou du quotidien. Il y a peut-être plus de débrouille, même dans la Russie actuelle. Je ne vais pas aller dire que c’est pire ou mieux, ça serait idiot. C’est juste différent. Et en ce sens, mes persos de ces récits sont bien plus Russes que Français (oui, on parle toujours de SF xD).

Mais alors, pourquoi ne pas partir sur de l’historique ? C’est vrai, j’aurais pu. Ca aurait même été le choix logique. Mais voilà, j’aime aussi rêver. Dans ma vision des choses (sans doute erronée), l’historique est restrictif. On sait que tel événement a eu lieu à telle date et de telle manière. Ca laisse bien sûr une légère marge de manoeuvre, mais rien de bien fou non plus. Alors qu’en SF, on a tout un monde qui n’appartient qu’à nous et à personne d’autre. Aucun manuel d’histoire ne va venir contredire ce qu’on écrit. Ce n’est pas pour autant que je jette l’Histoire à la poubelle et que je réinvente tout de zéro, loin de là. Par exemple, dans Balles perdues (vous savez, la grosse saga en dix tomes), je me suis basée sur l’histoire de l’URSS. Ainsi, le tome 1 se base sur les années 1920, le tome 2 sur l’avant seconde guerre mondiale, le tome 3 sur l’après et le 4 va venir sur une période similaire aux années 1950 (les calés en Histoire sauront ce qui s’est passé à ce moment-là :P). Et mon but avec les huit ou dix tomes de la saga, c’est d’aller jusqu’à nos années 2000 pour inclure la chute du régime et l’émergence du nouveau pays (oui, c’était de gros spoilers xD). Bon, je donne cet exemple parce que c’est ma chose la plus travaillée, mais j’aurais aussi pu citer Les pâtes froides qui a davantage un contexte de catastrophe écologique ou Derrière le désert qui lui a eu comme point de départ l’assèchement de la mer d’Aral.

Toujours dans cette optique, j’ai décidé de me lancer dans le projet Sans issue. Et pour ceux qui s’y sont intéressés, ils savent que son principe, c’est d’écrire une série de nouvelles longues ayant pour contexte des régimes dictatoriaux (vous le sentez, le thème récurrent ? xD). J’avais besoin de faire ça parce que j’ai beaucoup de choses à raconter sur le sujet et vraiment pas assez de temps. C’est aussi des histoires qui n’ont pas forcément besoin de s’étaler sur un roman entier, mais qui ont quand même envie d’exister. Et pour certaines, ça va être des extras complètement indépendants de mes autres romans de SF. Par exemple, dans le premier volume de quatre nouvelles, il y en a deux indépendantes, une qui est un extra du Reflet des Ombres et une qui est un extra de Balles perdues. Dans le deuxième volume, j’envisage pour l’instant Les pâtes froides et toujours Balles perdues (c’est qu’il y a plein de choses à raconter sur cette histoire xD).

Du coup, la SF est pour moi, un moyen d’explorer certains passages de notre Histoire, mais à ma propre sauce. Et elle me laisse assez de liberté pour ne pas sentir trop de contraintes. Et c’est chouette, non ? tongue

Et vous, vous en pensez quoi de la SF ? Quels sont vos genres et vos thèmes de prédilection ?

2 pensées sur “Pourquoi la SF, c’est trop bien”

  1. Rachel dit :

    C’est vrai que la SF c’est chouette, je trouve que ça laisse pas mal de libertés pour explorer des sujets qui nous tiennent à cœur sans forcément copier / coller la réalité. C’est plus cool pour créer des trucs, et pour rêver un peu comme tu dis !

    1. Svetlana dit :

      Oui, hein :) Bon, après, je ne crache évidemment pas sur les récits se passant dans la réalité. C’est juste qu’à moi, la SF me convient mieux x)

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