Écrivons !

Champignons à thèmes

47Il y a quelques jours, je faisais mon point annuel sur mes scribouillages du moment. Que voulez-vous, j’aime bien me faire peur. Et là, j’ai bloqué un bon moment en me demandant pourquoi j’écrivais ce que j’écrivais. Ne prenez pas peur, allons, ce billet ne va pas tourner à la psychanalyse mrgreen

Le fait est que plusieurs fois, on m’a demandé quel message je voulais faire passer en écrivant et que je me suis retrouvée bien bête vu que je ne pouvais absolument pas répondre à cette question. Parce que le truc, c’est que j’ai pas de message à faire passer (merci pour ce témoignage inutile, à la prochaine). Enfin, pas de message dans le sens moralisateur du terme. Je ne tiens pas particulièrement à ce que le bien triomphe du mal, que les méchants deviennent gentils ni que les pleutres se trouvent soudain du courage. Je ne dis pas que je suis contre l’évolution des personnages, du tout du tout. Mais tenter de faire penser les lecteurs comme moi, nah, j’ai arrêté. Les lecteurs sont assez grands pour penser par eux-mêmes, non ?

Pourquoi écrire alors ? Mais pour raconter des histoires, pardi ! Parce que ne pas avoir de message à faire passer ne veut pas dire n’avoir rien à raconter. Et c’est justement sur ce point que je me suis interrogée il n’y a pas si longtemps. Pour faire simple et ne pas tuer de neurones, on va dire que mes textes se divisent en deux catégories – le burlesco-absurde et le tragico-dépressif (oui, nous sommes plusieurs dans ma tête). Le burlesque est reposant à écrire ; on range le cerveau et on laisse courir les doigts. Mais le dépressif, ha, c’est une autre paire de manches. Mais ça, on s’en fiche, parce que c’est des thèmes que je voulais parler.

Quand j’ai fait le point sur les thèmes de mes écrits dits sérieux de ces dernières années, dans 80% des cas, j’y ai trouvé une petite dictature ou deux. Pourquoi ? C’est une très bonne question. Alors, j’ai aussi cogité à cette question (avec un paracétamol et un verre d’eau). Les psys de bas étage diront que tout remonte à l’enfance et peut-être qu’ils n’auront pas tort. Naitre et vivre dans un pays, puis apprendre qu’il est considéré comme un régime totalitaire par le reste du monde, bah ça marque sûrement, je sais pas. Et ressentir malgré tout un attachement pour ce pays qui n’existe plus, c’est un truc étrange. Sûrement la force de la propagande ou peut-être pas que.

Et la dictature dans les écrits alors ? Eh bien, le truc, c’est que j’aime avoir des personnages quelconques, pas plus courageux que la moyenne, pas particulièrement doués. Des personnages qui sont balancés dans un milieu hostile et qui essaient de s’en sortir par leurs propres moyens, même si ces moyens s’éloignent de la morale. Du coup, il semble aller de soi que le milieu hostile en question est justement la dictature. Sauf que… tout dépend lol Parce qu’une dictature perçue de l’intérieur, c’est très différent de ce qu’elle est en réalité. Ce n’est pas forcément de la guerre civile à longueur de temps, ce n’est pas de l’oppression constante, c’est des moments somme toute normaux… jusqu’à ce qu’on décide de vous embarquer. Et d’un point de vue narratif, c’est cette opposition constante entre le normal et l’horreur que je trouve intéressante au plus haut point. Mouais, il doit me manquer quelques cases mrgreen

Et vous, des messages à faire passer ? Des thèmes fétiches ?

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