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C’est la fin

46Voilà, il est temps. Je vous annonce donc officiellement la fermeture de ce blog. Il a bien vécu, il a donné asile à quantité de grenouilles. Et maintenant, il est temps pour lui de se retirer. C’est la fin… Avouez que vous y avez cru mrgreen

Commencer une histoire, c’est cool. Faire mumuse avec des persos qui n’ont rien demandé, c’est pas mal aussi. Les maltraiter, les faire évoluer. Mais vient inexorablement le moment où il faut poser le point final. Et c’est un passage délicat. Parce qu’on peut bien pardonner un début un peu boiteux, on peut pardonner quelques mollesses dans le milieu, on peut faire tout ça à condition que ça soit pas en trop grande quantité. Mais une fin foirée, ça se pardonne moins. Parce que la fin, c’est le truc que le lecteur va se rappeler une fois le bouquin refermé. Le bouquin peut avoir été une perle, la fin peut tout gâcher.

Je n’ai certainement pas la science infuse, mais j’ai terminé quelques conneries et la fin a toujours été un passage délicat. Pas tant compliqué, juste délicat. Parce que finalement, chaque genre a ses codes et la fin en fait partie. Le drame appelle une fin en demi-teintes. La comédie part à l’opposé. Le policier est toujours mieux avec la résolution de l’enquête. La quête est plus cool si elle ne se finit pas en pétard mouillé. Le tout, c’est de surprendre le lecteur tout en restant logique.

Parce que la logique est pour moi le maître mot. Si on part sur du drame bien noir et qu’on finit soudain sur des arcs-en-ciel sortis de nulle part, ça donne un bon sentiment de WTF. Tout comme une comédie qui se termine soudain par le meurtre bien sanglant de tous les protagonistes. Je ne dis pas que le drame doit être larmoyant tout du long ni que la comédie doit être guillerette tout le temps. Au contraire, ça peut être des passages dont le but sera de mieux mettre en valeur la fin, de donner un certain contraste, que sais-je.

Sur la forme de la fin, j’avoue, je les préfère semi-ouvertes tongue Une fin trop ouverte où l’auteur laisse trop de choses à l’imagination du lecteur, ça me file des angoisses ; j’ai l’impression d’une chose pas finie pour laquelle l’auteur s’est perdu en route. Une fin semi-ouverte, au contraire, résout tout ce qu’il y a à résoudre, mais laisse le champ libre à l’imagination du lecteur pour la suite. Une fin trop fermée, en revanche, ça peut aussi flinguer toute l’histoire (ah, l’épilogue de HP 7). Bref, comme d’habitude, la vérité est au milieu… et ce post ne sert finalement pas à grand-chose mrgreen

Bon, évidemment, ça concerne surtout les OS, le cas des sagas / séries est un peu autre. Là, on peut se permettre des petites choses mignonnes comme le cliffhanger pour se faire détester des lecteurs qui vont attendre la suite mrgreen Et finalement, tout est question de dosage lol

Et vous, vos fins, vous les préférez comment ?

8 pensées sur “C’est la fin”

  1. Audrey dit :

    Dur à dire mais je suis d’accord totalement sur le fait qu’elle doit être logique! Je préfère les belles fins aux fins tristes, mais tout dépend!

    1. Svetlana dit :

      Oui, après, je pense que tout dépend du contexte :) Une belle fin dans un contexte dramatique peut aussi être une manière de récompenser le perso pour toutes les épreuves subies. Bref, il y a autant de fins que d’histoires (merci pour cette évidence :P ).

    1. Svetlana dit :

      C’est vrai, on peut aussi écrire à l’infini :P

  2. Olivia Billington dit :

    Je les aime surprenantes. Sans doute parce que, en tant que lectrice, je suis rarement surprise.

    1. Svetlana dit :

      C’est le fait de trop connaitre les ficelles de l’écriture qui rend les lectures trop prévisibles ? :)

      1. Olivia Billington dit :

        Il y a sans doute de ça, mais déjà ado, je devinais les fins. Les Agatha Christie, par exemple, dès que le coupable faisait son entrée, je savais que c’était lui. J’ai d’ailleurs fait très fort pour l’un de ses romans : troisième page, j’avais la certitude qu’un tel allait mourir et qu’un tel était le coupable. Le meurtre n’avait pas encore été commis. :p Pareil pour les films, les séries, c’est assez pénible, en fait. Mon amoureux m’a fait regarder un film de SF (je n’aime pas la SF) et au bout de vingt minutes, je lui ai raconté la suite – lui l’avait déjà vu et était complètement effaré de voir que je ne me trompais pas. ^_^ Je pense que je suis fort intuitive (mes premières impressions sur les autres sont en général justes). :)

        1. Svetlana dit :

          Awé, ça relève du don à ce niveau :D

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