Écrivons !

De l’utilité de les faire mourir

23Allons, pas peur. Ce blog n’est pas en train de virer émo mrgreen (Bon, okay, prochain coup, je mets un titre joyeux.)

Mais voilà, aujourd’hui, je faisais l’inventaire de mes histoires et j’en suis venue à m’interroger sur les personnages que j’avais tués de sang froid. Et il se trouve qu’il n’y en a finalement pas tant que ça lol

Qu’on se le dise – je n’aime pas les histoires où les personnages passent leur temps à mourir et à revenir. Je trouve que c’est gâcher une jolie claque prise par le lecteur que de faire ça. Pardon s’il y a des amateurs dans la salle :) Bref, vous l’aurez compris, je suis pour les morts qui restent morts. Pourquoi ? Là, ça dépend de l’histoire, du ton, du “message” qu’on veut faire passer et de tout plein de choses.

Bon, le fait est que les morts les plus marquantes que j’ai vécues étaient celles des histoires dites sérieuses. En grande amatrice du burlesque, je n’en ai pas des masses, mais je sais qu’à chaque fois, je ressortais complètement lessivée de l’écriture de la fin de persos. Oui, les scribouilleurs sont maso mrgreen Par exemple, dans Quatorze minutes (qui est sans aucun doute le truc le plus noir que j’ai jamais écrit), quasiment tous les persos y sont passés. Pourquoi ? Parce que la mort de chacun devait démontrer un point de l’intrigue, la relancer dans une tout autre direction et finalement montrer que dans cet univers, personne n’était à l’abri. Oui, trop de joie bigsmile

Bien sûr, la mort n’est pas le seul moyen de maltraiter des persos. On peut faire mumuse avec eux de tellement plus de manières. Par exemple dans Le reflet des Ombres (qui reviendra un jour, oui-oui), je n’ai qu’un seul personnage qui y est passé. Que voulez-vous, c’était mes débuts. Mais tous les autres ont fini complètement bousillés et c’était très intéressant à étudier. Parce que l’idée de base de cette fiction était de montrer la mise en place d’un système totalitaire et ses petits dérives. Et donc de tenter de montrer un aspect différent de ce monde avec chaque personnage.

Et je crois que je vais arrêter ce billet ici, ça commence à devenir bien trop déprimant mrgreen Et vous, comment vous abordez la mort de vos pauvres persos dans vos histoires ? smile

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9 pensées sur “De l’utilité de les faire mourir”

  1. Damien C. dit :

    C’est une question que je me pose en ce moment ! Est-ce que la mort du personnage est utile ? Ne vais-je pas le regretter ? Et pour l’instant, je ne trouve pas de réponses qui me conviennent vraiment à 100%.

    Mais sinon, la mort dans un roman, je la vois un peu comme toi. Elle doit normalement servir à l’intrigue, avoir des répercussions sur l’histoire, faire du bruit !!

    Tuer des personnages pour le plaisir, ça en dirait long sur le mental de l’auteur…

    1. Svetlana dit :

      Regretter… J’avoue, c’est complexe. Je sais que dans QM, j’ai vraiment regretté la mort d’un perso. Dans le premier chapitre, il était déjà mort, je ne le connaissais donc pas. Mais à force de remonter dans le temps, j’en suis venue à vraiment l’apprécier et réaliser que je l’avais déjà tué, c’était très rude. J’ai même hésité à modifier l’histoire pour le faire revivre :3

      Oui, c’est ça :) Une mort est intéressante par les répercussions qu’elle a sur d’autres personnages, sur l’histoire. Après, tuer un personnage sans raison peut aussi servir à démontrer quelque chose. Life is a bitch, tout le monde peut claquer à n’importe quel moment :mrgreen:

  2. Damien C. dit :

    Encore que je différencierais presque tuer un personnage à la fin et le tuer en cours de route. A la fin d’une histoire, si tu tues un personnage, tu peux regretter… Mais si tu le tues en cours de route et que tu es rongé par le regret, il faut supporter ce sentiment tout le long (ou réécrire !). C’est complexe et ça demande réflexion…

    Mais si on ne tue jamais de personnage, peut-être que ce n’est pas réaliste non plus.

    A moins qu’on se pose trop de questions et qu’on doive juste tuer un personnage et se débrouiller de gérer par la suite ! ^^

    1. Svetlana dit :

      Bah, c’est pas la même démarche, que de tuer un perso à la fin ou en cours de route. J’ai tendance à croire que pour le tuer à la fin, il faut vraiment une bonne raison, vu qu’on quitte l’histoire et qu’on l’abandonne au lecteur. Donc tuer sans trop de raison à la fin, je suis contre. A la limite, une fin ouverte où le lecteur peut s’imaginer ce qu’il veut.

      Mais tuer en cours de route, je suis beaucoup plus fan du coup (ça sonne un peu psychopathe, cette phrase). Parce que justement, tu dois faire face aux répercussions, tu dois construire l’histoire à partir de ce point.

      Pour le réalisme… tout dépend de ce que tu cherches. Est-ce qu’un bon texte, c’est forcément un texte réaliste ? J’aime à croire que non :mrgreen:

  3. Damien C. dit :

    Aha oui je crois qu’on est mal placés pour défendre le réalisme ! :p

    C’est une question que je dois régler fissa dans un de mes écrits si je veux vraiment avancer… Sachant que dans une autre histoire, j’ai aussi tué dès le début avec apparitions en flash-backs (je crains que ça me fasse comme toi avec QM… ! xD

    1. Svetlana dit :

      C’est un risque xD Mais allez, faut tenir bon face aux personnages. Rappelle leur qui est le maitre, non mais !

  4. Damien C. dit :

    Tenir bon et rappeler qui est le maître : je note !! :D

  5. Olivia Billington dit :

    J’ai horreur des morts à rebondissement : un coup il décède, un coup il revient, pour mieux mourir et ooh, mais il revient en fantôme. Pouah.
    Quand un personnage meurt et manque au lecteur, l’auteur a réussi son pari.
    Il y a une dizaine d’années, je trucidais allègrement… :P Mais je suis à présent bien plus à l’écoute de mes personnages, des intrigues : les décès doivent avoir un sens.
    Dans l’un de mes romans, j’avais prévu un ou deux décès, mais ça ne collait pas avec l’histoire, j’ai donc abandonné l’idée. Dans un autre, je ne voulais pas que le personnage meurt, mais il le fallait, et cette scène a été douloureuse à écrire…

    (petit trait d’humour sur ma page fb, si tu me permets de laisser le lien : https://www.facebook.com/olivia.billington.official/photos/a.589226171128159.1073741828.589187724465337/880129622037811/?type=1 )

    1. Svetlana dit :

      Je vois qu’on est sur la même longueur d’ondes xD

      Après, comme tu dis, tout peut changer en fonction du chemin que prend l’intrigue. Je me suis retrouvée dans ce cas il y a peu où un personnage devait mourir, mais finalement, il s’est trouvé que le fait de le garder en vie ouvrait de bien meilleures possibilités. On est quand même un peu des psychopathes sur les bords :mrgreen:

      Ahahaha, excellente image :D Qui traduit exactement l’état d’esprit de l’auteur amateur d’hémoglobine xD

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