Bric-à-brac

Le temps file

Il y a cinq ans, en juin 2014, je publiais mon premier bouquin, Quatorze minutes.

C’est long, cinq ans. Mais c’est aussi très très court. Parce qu’en réalisant qu’il y avait cette date, je me suis dit “Seulement ?”. Il faut dire que ces cinq dernières années, niveau écriture et édition, je n’ai pas vraiment chômé. Alors, je me suis dit que je me ferais bien un petit bilan. C’est cool, les bilans.

Après avoir édité mon premier bouquin, j’ai décidé de partir dans l’autoédition. La raison était assez évidente pour moi : j’avais beaucoup de romans très expérimentaux bien trop perchés pour l’édition traditionnelle. A ça, on peut ajouter le fait que j’avais déjà travaillé sur des bouquins autoédités pour d’autres, donc je savais à peu près où je mettais les pieds. J’ai donc commencé à travailler d’arrache-pied sur mes romans et en 2015, j’en ai sorti quatre : Quand la mousse poussePoint de fuiteComment j’ai tué sept personnes avec une agrafeuse et La Septième Face 1. Et c’était chouette, j’ai vraiment beaucoup appris. L’autoédition, c’est beaucoup de boulot, mais c’est aussi tellement gratifiant de tenir au final entre ses mains l’objet physique sur lequel on a passé de longs mois à plancher. Mon seul regret dans ces romans est de m’être précipitée sur La Septième Face que j’ai retirée de la circulation quelques années après : je n’ai jamais réussi à pondre un tome 2 qui me convenait et je ne m’excuserai jamais assez devant les lecteurs de la première heure. Pour les trois autres, ils sont toujours très heureux et très dispos sur les plateformes qui vont bien x)

En 2016, j’ai un peu ralenti le rythme. En effet, entre temps, j’avait commencé une très grosse saga, Balles perdues, ce qui fait que je consacrais le plus clair de mon temps à la scribouille. J’ai quand même autoédité Derrière le désert et Les pâtes froides, tous deux de la SF. Le premier était tout petit et avait déjà été publié chez un éditeur avant (mais retiré quand l’éditeur a fermé), le deuxième était tout inédit.

En 2017, je suis partie dans d’autres expériences dans la SF dans laquelle j’étais à présent bien installée. Mais niveau publications, ça a été une petite année vu que je n’ai publié en tout qu’un seul bouquin, Sans issue 1, un recueil de quatre novellas SF.  Ca s’explique toujours par l’écriture des Balles perdues qui occupaient bien comme il faut. Et aussi, la vie privée qui est venue s’en mêler : j’ai changé de boulot, de ville et il a été assez difficile de trouver du temps.

Heureusement qu’en 2018, tout est bien revenu puisqu’on est partis sur trois publications : Sans issue 2En attendant la tempête et Balles perdues 1. Le premier était toujours un recueil de quatre novellas de plus. Le deuxième était un roman interactif publié sur l’application Readiktion. Et le dernier, eh bah, c’était le truc qui m’avait occupé deux bonnes années avant ça. Rien de tout ça n’a en fait été écrit dans l’année, mais c’est en 2018 qu’ils ont été retravaillés et finalisés.

Et enfin, en 2019, ça va être plutôt tranquille. A l’heure actuelle, le seul roman de prévu est un Balles perdues 2 qui sortira en juillet. Pour la suite, j’ai quelques romans dans les placards, mais je ne sais pas encore si je pars bosser sur eux ensuite.

BREF, ces cinq années ont quand même été bien remplies. Et à part l’accident de La Septième Face, je suis plutôt contente de tout ce qui a été publié. Bien sûr, si je remets maintenant des yeux dans ce qui a été publié il y a cinq ans, j’aurai des envies de tout changer, de tout récrire. Mais c’est aussi le jeu : une fois un bouquin publié, interdit d’y retoucher !

A dans cinq ans pour un bilan des dix ans tongue

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