Écrivons !

De l’utilité de la publication web

7Fin 2006, par un hasard de parcours Google, je suis tombée sur une communauté d’auteurs du web. Alors, j’ai rôdé, rôdé dans les couloirs, j’ai observé les autochtones dans leur habitat naturel et un jour, je me suis dit zut et si je franchissais le pas. Le concept de cette communauté était au croisement entre le roman et la série TV. De fait, ils surnommaient leurs écrits “webséries”, se faisaient des castings virtuels et publiaient des épisodes. Et même si le format ne me correspondait pas vraiment vu que j’étais plus du côté des webromans, c’est vraiment là-dedans que j’ai pu faire mes premiers pas en tremblant des genoux. Le traumatisme du regard extérieur, le traumatisme de la première review, tout ça, tout ça mrgreen

J’étais arrivée dans les ws avec un vieux projet de fantasy moche. Pour ma défense, à l’époque, il me semblait joli tongue Ca parlait de méchants très méchants et de gentils très fades. Ca fait rêver, hein ? En éternelle insatisfaite, j’ai fait tout plein de versions, je tentais d’améliorer la chose. J’ai aussi tenté d’autres petits trucs comme un mini-roman épistolaire ou une variation de genres. Et puis, le temps passant, la communauté websérienne s’est un peu essoufflée, quelques sites piliers sont morts et l’enthousiasme des débuts est parti.

C’est comme ça qu’en 2009, j’ai découvert une toute autre communauté, toute jeune encore, qui elle, se spécialisait dans la publication de webromans, chouette ! Cette communauté, c’était Plume d’Argent. On y parlait écriture, mais pas que. On tentait des défis, on s’encourageait et surtout, on découvrait tout plein de très jolies plumes, tout plein de nouveaux univers. Et c’était beau. Si les webséries m’ont permis de faire mes débuts, la Plume d’Argent m’a donné la possibilité d’évoluer et de me diversifier (c’était la minute émotion) mrgreen

Personnellement, je ne crois pas en l’auteur solitaire qui écrit son truc dans son coin, truc qui se révèle être un chef d’oeuvre. Un auteur qui garde son travail pour soi va stagner ou tout du moins évoluer de manière très lente. Je ne parle même pas de bêta-lecture. Je travaille sans depuis des années et ça me convient très bien. Non, le simple fait de soumettre son texte à un regard extérieur, sur une plateforme publique et donc la possibilité de voir des inconnus lire et commenter votre texte, tout ça, c’est déjà énorme.

Quand on écrit dans son coin, on s’imagine des trucs, on se dit que l’indice qu’on vient de glisser, ça se verra gros comme une maison, on se dit que c’est nul / superbe. Et puis, le lecteur anonyme y met son nez. Et on se rend soudain compte que tout ce qu’on a pensé, ça tombe par terre. Le lecteur y voit ce qu’il veut voir, il l’associe à son vécu, il note des détails qu’on pensait sans importance. Et c’est ça qui, selon moi, est indispensable pour progresser.

Le fait est que la publication web est la manière la plus simple et la moins onéreuse de récolter ce genre de retours. Bien sûr, ça reste du donnant-donnant – si vous ne lisez personne, personne ne vous lira. Mais ça reste quand même un magnifique moyen pour se surpasser, pour connaitre la valeur de son travail et tout simplement de partager avec des personnes qui se font aussi maltraiter par leurs personnages tongue

Et vous, vous la pratiquez, la publication web ? Ou vous gardez tout dans un cercle plus restreint ?

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