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Les aventures trépidantes de la petite histoire qui prenait de la place

27Il était une fois une petite histoire. Toute petite. Elle venait tout juste d’arriver dans la tête du scribouilleur du dimanche et promettait d’être rapide, simple et jolie. Alors, la petite histoire s’est installé un joli nid bien douillet dans le cerveau du scribouilleur et a commencé à lui murmurer à l’oreille. Le scribouilleur, lui, s’est lancé la plume la première sous les directives de la petite histoire. Le pied sûr, l’oeil vif, il voyait déjà la petite histoire terminée. Il voyait déjà la fierté, la plénitude, la satisfaction… Et c’est là qu’arriva le drame. Car petite histoire s’était finalement dit qu’elle était bien dans son nid douillet et qu’elle y resterait bien pour encore 42 tomes. Moralité de l’histoire – il ne faut jamais faire confiance aux petites histoires toutes mignonnes, elles peuvent devenir l’oeuvre d’une vie mrgreen

Vous l’aurez compris, aujourd’hui j’ai envie de blablater de sagas. Vous savez, ces récits en 24 tomes et 12 annexes.

De base, je suis quelqu’un qui pratique plutôt l’écriture courte. Mes (mini-)romans dépassent rarement les 150 pages et se concentrent en général sur une seule action. Le mot-clef de la phrase est “en général” lol

Parce que oui, outre mes one shots, j’ai deux exceptions de sagas qui durent, durent, durent. Et elles ont commencé exactement comme les petits écrits – une idée un peu vague, une écriture au pif. Et tout aurait pu être merveilleux si les idées au pif n’avaient pas entrainé d’autres idées plus construites, si tout un monde ne s’était pas soudain créé et si je n’avais pas eu envie de rester bien plus longtemps avec les persos.

Les deux sagas en question sont La Septième Face (L7F) et Balles perdues (BP). La première se trouve être de la fantasy burlesque et la seconde de la SF révolutionnaire (oui, rien à voir mrgreen ).

Quand l’idée de L7F m’est venue, je me voyais déjà boucler l’histoire en dix chapitres. Sauf qu’arrivée au dixième chapitre, je n’avais pas développé le septième de ce que je voulais raconter. Ce qui fait que l’histoire s’est retrouvée décomposée en sept livres qui sont depuis peu regroupés en trois tomes. Etant actuellement dans le milieu du livre 4 (et donc sur la fin du tome 2), je ne désespère pas de finir un jour.

BP, elle, est une autre paire de manches. Quand je l’ai débutée, je m’étais dit que j’allais jouer avec la chronologie en faisant sept chapitres avant le jour J et sept chapitres après (moi, j’ai une obsession pour les 7 ? nah, ce n’est qu’une illusion), histoire que le avant et le après se rejoignent dans la joie et la bonne humeur. J’ai donc commencé à réfléchir à l’avant et… et c’est là que le drame s’est joué. Parce que j’ai réalisé qu’une histoire ne devait pas forcément être une unique action qui va d’un point A à un point B. Elle pouvait aller de A à B, puis partir sur C, D ou Z. C’était merveilleux, un monde tout nouveau s’ouvrait à moi. Mais avec ce genre de narration, j’ai aussi réalisé avec horreur que je pouvais écrire cette histoire sans jamais m’arrêter. Du coup, à l’heure actuelle, j’ai des idées pour au moins quatre tomes. Et en sachant que je n’en ai écrit pour le moment qu’un seul, je sais que les années à venir seront chargées lol

J’avoue, je préfère les écrits courts. Mais les sagas sont aussi un exercice intéressant. Elles permettent de pouvoir se poser mieux, de développer davantage le monde, de mieux explorer les caboches des persos. Il faut juste accepter l’idée de passer quelques années avec elles tongue

Et vous, vous êtes plutôt one shots ou sagas ? D’ailleurs, comment gérez-vous les idées qui grossissent à n’en plus finir ? mrgreen

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6 pensées sur “Les aventures trépidantes de la petite histoire qui prenait de la place”

  1. Damien C. dit :

    Avant, je ne jurais que par les sagas et désormais, c’est l’inverse qui se produit. Je crois que tout doucement, je me dirige vers un juste milieu entre les deux. Je vois les one-shot comme une sorte de coup de canif dans le contrat qui te permet de faire une pause au milieu de la saga (ce serait fâcheux de ne plus pouvoir la voir en peinture !).

    Mais je me rends compte que la pause avec Le Maître du Destin dure depuis… l’été dernier ? xD Tout va bien !! J’ai tellement de one-shot pour m’occuper de toute façon. Et qui sait si parmi tout ça, il ne se cache pas des sagas ? Mon imagination peut être ma pire ennemie, l’avenir nous le dira bien ! :p

    1. Svetlana dit :

      Ewi, on évolue xD Et puis, les petites pauses entre les gros trucs, c’est toujours appréciable. On revient vers nos petites sagas avec un entrain tout nouveau après, c’est magnifique :)

      Hmm, reprise du Maitre du Destin pendant un certain PaNo qui arrive ? :P

  2. Damien C. dit :

    Je vais même faire mieux ! Reprendre Le Maître du Destin durant le PaCo depuis le début afin d’harmoniser ce que j’avais écrit avant et durant le PaNo d’été et essayer de me projeter sur la suite car je ne suis plus certain de vouloir suivre le plan que j’avais à l’origine ! :p

    1. Svetlana dit :

      Eh beh, bon courage :) Parfois tout tomber pour repartir sur des bases plus saines est la chose à faire !

  3. Olivia Billington dit :

    Clairement one-shot, pour ma part. Les trucs qui n’en finissent pas ne me tentent pas, trop peur de me lasser.
    Cela dit, un de mes bêta-lecteur m’a convaincue que l’élément central de L’abîme au bout des doigts pouvait être développé dans un autre roman – mais avec des personnages secondaires… On verra !

    1. Svetlana dit :

      Oh yeah, longue vie aux OS :D Mais voilà, le souci, c’est que les trucs longs se construisent bien souvent d’eux mêmes xD Et j’aime assez le concept de rester dans un même monde, mais d’exploiter des personnages complètement différents. Ca reste assez peu contraignant et ça permet de donner une cohérence à l’ensemble. Bon courage, en tout cas !

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